Cercle pour la Libération du Son et de l'Image

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pour la Libération du Son et de l’Image

Née à Theillay en Bretagne au début de la dernière guerre, Jacqueline Méfano se passionne très tôt pour la musique. Encouragée et soutenue par son grand-père paternel –un wagnérien acharné –elle fit dès de début des études brillantes de piano qui la mèneront du Conservatoire de Versailles au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle y rencontre là Yves Nat. C’est une immense révélation toute aussi déterminante pour sa carrière que sa rencontre avec Olivier Messiaen dont elle suivit également l’enseignement. Elle obtint cinq premiers prix (piano, analyse, musique de chambre, harmonie, accompagnement).

C’est aussi au Conservatoire de Paris que Jacqueline Méfano liera son destin avec Paul Méfano. A leur sortie du Conservatoire ils partiront aux Etats-Unis. Jacqueline commence à donner quelque récitals, notamment à Los Angeles… Rentrée en France elle s’attache de plus en plus à défendre la musique de notre temps. Premier prix d’interprétation des musiques nouvelles de Royan en 1968, elle s’impose à la jeune musique comme l’une des interprètes les plus précieuses.

Elle participe en soliste à plus de cent créations ( (créations mondiales - créations françaises – notamment Donatoni, Kagel, Xenakis, Ligeti, Bancquart, Méfano, Ferneyhough , de Pablo, Boesmans, etc…) ; elle est sollicitée par de nombreux chefs d’orchestre et se produit aux festivals de Metz, La Rochelle, Royan, Saint-Paul-de-Vence, Darmstadt, Donaueschingen, Budapest, Odessa, Prague, Turin, Venise, Varsovie, Vienne, Zagreb, …

Dès 1971, elle enregistre, entre autres, chez Adès « Herma » de Xenakis. A cette époque elle participe à la création et à l’identité de l’Ensemble 2e2m avec lequel elle a signé de nombreux enregistrements. Elle a joué également en duo avec Pierre-Yves Artaud pendant plusieurs années : leur double CD consacré à André Jolivet a obtenu le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Elle a dirigé des séminaires de piano sur la musique française du 20ème siècle, notamment à Quito (Equateur) et Santiago du Chili.

Depuis quelques temps, Jacqueline Méfano se consacre à restituer certaines musiques curieusement oubliées. Trois passions l’animent : Gideon Klein, Viktor Ullmann et Charles-Valentin Alkan. En dehors du travail de « mémoire » et de restitution, son immense talent, sa capacité d’analyse, sa sensibilité et sa générosité lui permettent de redonner une autre voix et une nouvelle tradition à ces musiques.

Jacqueline Méfano est aussi la mère de Nathalie Méfano, artiste-peintre.

B e r n a r d C a v a n n a


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